Ressources

19
Mar
2020

Mobilisation et coopération Art et Culture contre le Covid-19

L’UFISC,ses organisations membres et plusieurs organisations, réseaux, fédérations s’associent et se mobilisent auprès des structures artistiques et culturelles de l’ensemble de nos concitoyens pour faire face à l’extension et à l’impact de l’épidémie de covid19. Cette mobilisation demande un engagement citoyen de toutes et tous pour respecter les mesures de précaution prises par le gouvernement. Les principes d’intérêt général et de solidarité doivent être encore plus forts durant cette période de difficultés.

L’UFISC, ses membres et plusieurs organisations, réseaux, fédérations, tous associés, s’organisent afin de pouvoir remonter les informations, réaliser la veille et construire les ressources nécessaires pour venir en appui des structures artistiques et culturelles.

Nous interpellons et dialoguons avec le ministère de la Culture afin que soient mises en place les mesures adaptées pour notre champ. Dans ce contexte de fermeture, nous appelons également les collectivités territoriales à soutenir les plus fragiles par des moyens diversifiés.

Vous trouverez ci-dessous les informations principales et les liens ressources concernant les mesures qui doivent et peuvent être mises en place dans structures.

Plus d’informations : contact@ufisc.org

Des ressources et informations émanant de la cellule de crise “Ressources et accompagnements” sont disponibles sur le site de l’UFISC. Cette page sera régulièrement mise à jour >> http://ufisc.org/item/357-infos-covid-19.html

Les communiqués de la Mobilisation et coopération Arts et Culture :

Diversité culturelle et solidarité : pour une clarification des premières mesures annoncées

Le caractère exceptionnel de la crise que nous vivons, son ampleur, les incertitudes et la détresse qu’elle engendre, l’impact considérable à court mais également à moyen terme, nous engagent, chacun·e à notre endroit, à œuvrer collectivement, en faisant de la solidarité la pierre angulaire de nos engagements.

Si la disparité des situations appelle à la recherche bienveillante et concertée de solutions adaptées aux cas particuliers, celles-ci ne peuvent toutefois pas faire l’économie d’une vision systémique et cohérente.

Nous réaffirmons que c’est collectivement et en synergie que nous pourrons assurer la protection des droits sociaux des professionnel·le·s comme de l’ensemble des activités des structures de création, de production ou de diffusion.

La solidarité ne peut pas être une option.

Nous en appelons ainsi à :

– La solidarité des collectivités et structures subventionnées vis-à-vis des structures de production et de création.

Le ministère de la Culture a assuré du maintien des subventions notamment de ses labels. Nombre d’organisations professionnelles, de lieux subventionnés, de collectivités territoriales, de groupements intercommunaux, ont appelé ou se sont engagés à agir en solidarité avec les structures de production et de création, afin de ne pas fragiliser plus encore les compagnies et leurs équipes.

Si nous saluons ces prises de positions, nous constatons actuellement trop d’inégalités qui persistent dans le traitement par les organisateur·trice·s des indemnisations garanties aux producteur·trice·s pour les représentations annulées.

Nous réaffirmons que le paiement des prix de cession et des frais engagés par les structures de production est un des premiers leviers, immédiat et indispensable, pour limiter les impacts de cette crise et pallier la fragilisation extrême des structures et équipes artistiques.

Si cette disposition n’est pas systématiquement proposée aux structures de production et de création, c’est la solidarité des structures vis-à-vis de leurs équipes qui se verra à son tour ébranlée.

– L’accélération et la simplification des procédures financières administratives

Nous demandons à l’Etat, aux collectivités territoriales, à leurs groupements et à leurs administrations, un allègement et une accélération sans délai des procédures de versement des subventions. Il nous paraît urgent également de procéder à la levée du gel budgétaire.

– La solidarité des structures de création et de production vis-à-vis des équipes.

Sur le terrain, structures et compagnies mettent tout en œuvre pour trouver les solutions pour sécuriser leurs collaborateur·trice·s et minimiser l’effet de la crise.

Or, au moment où se préparent les déclarations mensuelles destinées à Pôle Emploi et l’édition des bulletins de salaire, nous alertons sur la vive inquiétude des structures comme des intermittent·e·s.

– La clarification et l’harmonisation des décisions prises par le ministère du Travail et par Pôle Emploi

D’une part, la mise en place d’une période de « neutralisation » suscite d’importants questionnements quant à l’acquisition des droits à l’assurance-chômage, et sur sa mise en œuvre technique. D’autre part, elle laisse de côté un très grand nombre de situations connues par les intermittent·e·s.

La mise en place d’une période de neutralisation ne doit pas engendrer la rupture dans l’acquisition des droits pour les intermittent·e·s travaillant effectivement.

Les contrats qui seront honorés malgré les annulations doivent être pris en compte comme des heures travaillées pour l’acquisition de droits.

Parallèlement, les impacts de la crise sur l’activité des structures et des intermittent·e·s iront bien au-delà de la période de confinement. Dans un contexte où la tenue des festivals et événements estivaux est incertaine, où la reprise d’activité s’annonce grevée par le retard des temps de création et les créneaux de diffusion engorgés par les reports, le volume d’emploi des intermittent·e·s sera durablement affecté.

Aussi, en vue de garantir et préserver l’acquisition des droits des professionnel·le·s entrant dans les champs des annexes 8 et 10, nous demandons, comme premières mesures:

  • Plutôt que la suspension ou la « neutralisation », la prolongation de la période de référence pour l’ouverture des droits jusqu’à la reprise effective d’activités.
  • La prise en compte par Pôle Emploi de toutes les heures rémunérées pendant cette période, qu’elles aient été effectivement travaillées, ou qu’elles aient été victimes d’une annulation.
  • La prise en compte par Pôle emploi des heures d’activités partielles indemnisées.

La poursuite du dialogue est essentielle à la préservation
de l’écosystème artistique et culturel.

Communiqué du 27 mars 2020.

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Diversité culturelle et solidarité : des mesures urgentes à mettre en œuvre !

Depuis plus de 15 jours, les annulations de spectacles et de festivals se sont multipliées, les cours et formations ont été suspendus, les actions artistiques et culturelles en milieu scolaire, hospitalier, social, etc. ont été déprogrammées. Les dernières décisions prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation du Covid-19 ont encore amplifié les difficultés des structures artistiques et culturelles, déjà en proie à une grande fragilité. L’ensemble de ces mesures est nécessaire, mais leur impact est dévastateur sur ces structures fragiles et leurs équipes artistiques permanentes et intermittentes.

Les premières mesures annoncées par le ministère de la Culture dans son communiqué du 18 mars ne sont pas pour nous rassurer : elles ne mentionnent même pas ces structures qui constituent pourtant l’essentiel de la diversité du spectacle vivant, et elles annoncent des montants largement sous-dimensionnés au regard des premières remontées du terrain.

Nous demandons que soient prises des mesures urgentes à la hauteur de la situation pour les milliers d’acteur·rice·s que nous représentons :

  • L’aménagement le plus simplement et rapidement possible du système d’indemnisation chômage de l’intermittence et du régime des artistes auteur·e·s afin de sécuriser ceux.celles qui en bénéficient.

Le gouvernement, dans son communiqué du 19 mars, a entendu les demandes de “neutralisation” de la période d’interdiction de réunion et de confinement pour tou·te·s les intermittent·e·s en cours d’indemnisation, il faudra veiller à la mise en pratique de cette décision et à sa gestion par Pôle Emploi. Les salarié·e·s payé·e·s doivent ainsi pouvoir se constituer des droits sur la période. Une attention particulière devra également être apportée aux situations des salarié·e·s qui sur la période de mars à juin 2020 étaient en droit d’obtenir l’indemnisation chômage des annexes 8 et 10 pour la première fois. Par ailleurs, au-delà de la période de « neutralisation », la reprise d’activité ne pourra pas être immédiate et l’impact sur les intermittent·e·s dépassera largement la date d’arrêt du confinement.

Il faut mettre en place des décisions du même ordre pour les auteur·e·s qui vont eux aussi subir les conséquences des annulations et de l’impossibilité d’établir des contrats durant la phase d’inactivité exigée par les mesures de précaution.

  • La création d’un fonds d’intervention pour sauvegarder dans la durée le tissu d’initiatives citoyennes, à buts autres que lucratifs, qui développent des activités artistiques et culturelles et des emplois sur l’ensemble des territoires, en proximité de nos concitoyen·ne·s.

Ce sont de petites entreprises, associations, coopératives, d’utilité sociale, le plus souvent de moins de 10 salarié·e·s permanent·e·s. Si rien n’est fait au-delà des urgences immédiates, elles ne pourront se remettre de cette crise.

Pour cela, nous demandons des aides directes aux entreprises et à l’emploi. Il faudra que ces structures puissent honorer les engagements pris avec leurs auteur·e·s, leurs salarié·e·s et leurs équipes intermittentes pour les contrats de cessions des spectacles et les autres activités annulées ou reportées.

Les entreprises les plus fragiles doivent pouvoir être aidées en tenant compte du coût global de ces activités annulées, amortissements de création et frais engagés, pour tous les spectacles, expositions, émissions, actions artistiques et culturelles, etc., annulés, quels qu’en soient le lieu et les modalités (lieux artistiques dédiés et non dédiés, autoproductions, établissements scolaires, prisons, EHPAD, bibliothèques, structures sociales, etc.).

Les dispositifs d’appui du ministère de la Culture et des collectivités publiques doivent être abondés, le traitement des demandes et les procédures de versement des subventions doivent être accélérés afin de permettre aux structures de se maintenir durant cette période.

Nous demandons qu’un dispositif de référents de proximité soit mis en place pour accompagner les structures, particulièrement les très petites entreprises, qui vont manquer des compétences administratives adaptées à la complexité de leur situation : mécanismes de facilitation de trésorerie, mise en œuvre des mesures d’appui (télétravail, arrêt de travail, activité partielle, cessation de paiement, etc.).

Nous en appelons au gouvernement, au ministère de la Culture en particulier, et à l’ensemble des collectivités territoriales et de leurs groupements : nous souhaitons établir un dialogue constructif et actif dans l’élaboration des solutions.

Nous en appelons aussi à la solidarité interne au secteur, que les structures les plus importantes participent à protéger les plus fragiles.

Nous en appelons à toutes et tous pour participer à sauver la diversité artistique et culturelle constituée par ces milliers d’initiatives qui font en grande partie la richesse et le dynamisme de la vie artistique et culturelle de notre pays.

Communiqué du 20 mars 2020.

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Mobilisation contre le Covid 19

Devant une situation dont l’ampleur et la gravité sont inédites, les membres de l’UFISC associés à plusieurs autres organisations, réseaux et fédérations se rassemblent pour faire face de façon solidaire et concertée.

Depuis la semaine dernière, nous nous organisons au sein d’une cellule de crise « Ressources et accompagnements » pour les structures et équipes victimes de cette crise quand elles devront affronter ses conséquences à court et moyen terme.

Alors que la mobilisation de tou.te.s est cruciale pour endiguer l’extension de l’épidémie du COVID 19, nous appelons tous les adhérent·e·s, structures et équipes artistiques et culturelles, à s’organiser pour lutter contre l’épidémie et à appliquer les mesures de précaution définies par les pouvoirs publics.

Nous les invitons à tenir compte des principes d’intérêt général et de solidarité, qui conduisent habituellement leurs actions, pour mettre en place les modalités nécessaires à cette mobilisation, tant auprès des personnes fragiles qu’entre acteur·trice·s socio-économiques.

Nous tenons à remercier les services et les personnes mobilisé·e·s pour prendre en charge les conséquences sanitaires et sociales de cette situation et en particulier les services médicaux et médico-sociaux.

L’éco-système de la culture n’est pas un continent isolé, il ne peut fonctionner qu’en proximité et synergie avec les autres éco-systèmes. Nous défendons continuellement l’importance des services publics ou privés d’intérêt général, l’importance des communs, celle de la coopération entre acteurs, de la solidarité… autant de missions qui s’exercent en dehors des lois du marché. La crise que nous vivons ne peut que nous conforter dans nos valeurs et nos actions.

Nous savons que les acteur·trice·s du tiers secteur et du champ de l’économie sociale et solidaire seront ceux·celles qui contribueront le plus fortement au redémarrage de l’activité quand la crise sera derrière nous, par leurs capacités de résilience et d’invention de processus collectifs et coopératifs.

Nous en appelons à la solidarité interne au secteur, comme à la solidarité nationale, pour que se maintienne la diversité artistique et culturelle constituée par les milliers d’initiatives que nous représentons.

La solidarité est nécessaire et le collectif est un atout !

Communiqué du 19 mars 2020.

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Source : UFISC